L'ART RÉINVENTE LA VILLE

Avec ses 10 hectares de friche industrielle reconvertis en institution culturelle, la Fondation Luma, située à Arles, est l'un des projets les plus ambitieux de la décennie.

 

Interview de Maja Hoffmann

La fondation Luma est un projet unique en Europe, par sa taille, son ambition. Comment la définir?

 

Des collectionneurs créent aujourd'hui des lieux pour montrer leurs collections et parlent de "partage avec le public". Ce n'est pas mon modèle. Ce que je tente de réaliser ici est très différent: un centre d'art, de recherche et de production, investi dans l'art contemporain accueillant de la photo, de l'édition, du documentaire, du multimédia... Un véritable écosystème.

Écosystème, Je m'intéresse surtout à l'impact de l'art et de la culture sur un lieu et son rayonnement. Un lieu vivant qui mêle culture et environnement, deux domaines qui vont ensemble.

 

"Faire vivre la ville toute l'année"

 

Je m'intéresse surtout à l'impact de l'art et de la culture sur un lieu et son rayonnement. Pour cela, il est essentiel de se nourrir d'expériences internationales réussies, mais aussi de s'ancrer localement.

les Luma Days

Nous avons organisé, en mai 2017, les Luma Days, qui réunissaient architectes, scientifiques, créateurs et experts (locaux et internationaux) pour réfléchir à la ville de demain.

Nous exposons également, depuis le mois de mai, quatre maisons de Jean Prouvé -il y en aura dix à l'automne-, créées entre 1939 et 1957, dans le cadre de la première grande rétrospective de cet architecte pionnier.

Enfin, jusqu'à septembre, nous accueillons le chorégraphe Benjamin Millepied et sa compagnie, le L.A Dance Project.
(in : Fondation Luma à Arles: l'utopie Maja Hoffmann)

 


Le projet de Frank Gerhy, architecte